A(e)ntre

Un projet imaginé sur mesure pour le Théâtre Am Stram Gram

On s’est dit: ça serait bien qu’ils reviennent, Émilie, Alexandra et Yann. On s’est rappelé la descente en rappel d’Émilie dans l’antre du Théâtre. On a repensé à Yann, plongeant ses mains dans le (faux) sang d’Am Stram Gram pour en déboucher l’aorte. Alexandra, on voulait la réentendre faire parler le tableau d’ardoise et chercher dans les choses une voix cachée. On s’est dit: théâtre et architecture, c’est pas tous les jours qu’on en parle comme ça, avec simplicité, avec légèreté, avec intelligence.

Oui, on s’est dit qu’il fallait qu’ils reviennent, ces trois-là qui nous avaient serré le cœur en parlant du cœur du théâtre. Quand par petits groupes, on avançait à tâtons, jusqu’au grand Catton, notre Dominique envolé il y a quelques mois. C’était ça aussi, A(E)NTRE, un hommage au ciré jaune du grand monsieur qui a changé la vie du théâtre enfance et jeunesse en Suisse romande.

Le sol d’un théâtre est couvert de mues. Contre ses murs aussi, des mues pendent; vêtements oubliés. Anciens costumes. A(E)NTRE aiguise notre regard sur les lieux qu’on habite, sur les cœurs qui battent, sur ce que l’on laisse derrière soi en grandissant.

Du 13 au 16 décembre 2018
Du 24 au 28 septembre 2019

    GÉNÉRIQUE

  • Mise en lieu et jeu

    Alexandra Bellon, Emilie Blaser, Yann Verburgh

  • Texte

    Yann Verburgh

  • Création sonore

    Alexandra Bellon

  • Photographies

    Ariane Catton

  • Co-production

    Théâtre Am Stram Genève

  • Soutiens

    Fondation Ernst Göhner Stiftung

  • Spectacle

    Dès 7 ans

  • Durée

    Environ 50 minutes

Réactions

«A(e)ntre, c’est surtout une vaste énigme à résoudre. Avec messages secrets, calculs savants, graines à planter et costumes à décoder.»

«Emilie Blaser n’imagine pas seule la mort et la résurrection des lieux. La musicienne Alexandra Bellon accompagne le sauvetage de ses percussions et résout même une équation en dessinant ses sons. Craies et tableau noir, le moment scotche l’audience. Même sidération lorsque Emilie Blaser descend en rappel dans les entrailles du théâtre et déchire la membrane rouge qui abrite le cœur de la maison.»
Marie-Pierre Genecand – Le Temps du 13.12.2018

AUDIO